vendredi 5 juillet 2013

Hong Kong, fou fou...

Parmi les musts de tout voyage à Hong Kong, selon les guides, il faut monter en haut de Victoria Peak pour profiter du panorama sur la ville. Et de fait, pour peu que le ciel soit dégagé (ce qui n'est malheureusement pas souvent le cas à HK), la vue vaut vraiment le détour, même si le centre commercial particulièrement hideux qui aspire les touristes dès leur sortie du funiculaire gâche un peu la visite....



Pour avoir une vue panoramique sur la ville, on peut aussi se rendre à l'ICC (International Commerce Centre), gratte-ciel inauguré en 2010 qui, culminant à 480 mètres, est désormais le plus haut de la ville devant l'IFC (International Finance Centre). L'ICC abrite un centre commercial, de nombreux restaurants et un hôtel de luxe (Ritz-Carlton). A défaut de se payer une chambre dans ce dernier, on peut donc monter à la plateforme d'observation, située au 100ème étage et baptisée Sky100. La vue qu'elle offre sur la ville est franchement impressionnante, sans doute l'un des plus beaux panoramas urbains au monde.

Vue sur Kowloon depuis l'ICC, avec au milieu Kowloon Park

Vue sur les gratte-ciel de Central

Autre vue de Kowloon

Après avoir tutoyé les sommets, il ne faut pas oublier d'aller prendre le pouls de la ville dans ses quartiers les plus authentiques. Une balade du côté de Shanghai Street par exemple (station de métro Yau Ma Tei) offre un dépaysement garanti, tout comme le marché de Reclamation Street (dans le même quartier), réservé toutefois à ceux qui ont le coeur bien accroché, odeurs obligent...
 


 Avant de vous rendre à Hong Kong ou pour prolonger le voyage, je vous conseille vivement Hong Kong State of Mind, de Jason Ng. On y trouve de nombreuses clés pour comprendre la ville et ses habitants, sous forme de courts chapitres thématiques (disponible sur Amazon).

 

Bon à savoir : les vols au départ de l'aéroport de Hong Kong partant souvent tard le soir, il est possible de s'enregistrer en centre-ville dans le quartier de Central ou à l'ICC, côté Kowloon, ce qui permet de laisser ses bagages et de faire une dernière ballade en ville.


Il est à préciser pour finir qu'aucun visa n'est nécessaire pour se rendre à Hong Kong contrairement à ce qui est le cas pour le reste de la Chine.

Pour d'autres photos de Hong Kong, voir mon billet de juillet 2012.



mercredi 3 juillet 2013

Top of Tokyo

Si, comme moi, vous êtes amateur de gratte-ciel, cet article sur la Tokyo SkyTree devrait vous intéresser : http://www.kanpai.fr/japon/tokyo-skytree.html.



J'en profite pour tirer mon chapeau à cet excellent site, consacré au Japon et à la culture japonaise. On y trouve des articles très divers ainsi que des conseils pratiques pour voyager au Japon. L'article consacré aux différentes liaisons aériennes au départ de l'Europe est particulièrement utile, tout comme les critiques d'hôtels, beaucoup plus fouillées et donc fiables que celles proposées sur des sites fourre-tout comme Trip Advisor. Voir par exemple cette critique de l'hôtel Sakura : http://www.kanpai.fr/japon/sakura-hotel-tokyo-avis.html.

mardi 2 juillet 2013

New York, souvenirs d'une première rencontre

Le 14 juillet 1996, je n'étais pas sur les Champs-Élysées pour le défilé, mais à New York, pour mon premier séjour dans cette ville.

J'y étais avec un ami pour un week-end et nous tenions tous les deux tout particulièrement à nous rendre en haut du World Trade Center pour y admirer le point de vue sur la ville. En souvenir, il me reste quelques photos et surtout ce ticket d'entrée, retrouvé miraculeusement lors d'un récent ménage de printemps.



Nous avons aussi profité de l'occasion pour visiter la fascinante Ellis Island (fermée jusqu'à nouvel ordre en raison de l'ouragan Sandy de fin 2012) et pour nous balader dans la ville. Nous avons passé deux nuits dans une auberge de jeunesse située sur Amsterdam Avenue, dans l'Upper West Side, et un matin, levé de bonne heure, j'ai voulu marcher jusqu'à Central Park, tout proche d'après ma carte. Au bout de quelques minutes, je suis bien arrivé en bordure d'un espace vert mais en aperçevant de l'eau de l'autre côté, j'ai commencé à avoir des doutes. Et pour cause, j'étais arrivé à Riverside Park, un parc tout en longueur qui longe l'Hudson... J'ai vite rebroussé chemin mais par manque de temps, je n'ai pas pu aller jusqu'à Central Park, à mon grand dam...

Juste avant le vol retour, nous avons voulu visiter le bâtiment des Nations Unies, sur l'East River, mais après avoir acheté nos tickets, nous nous sommes rendus compte que nous risquions de rater notre avion. Nous sommes donc partis, sans avoir même utilisé nos tickets, attraper notre vol à Newark, pour rentrer à Atlanta où l'ami en question avait loué une maison (1) pour la sous-louer aux touristes venus assister aux Jeux Olympiques et (2) accessoirement, pour en faire profiter les copains, dont moi...

Frustré par mon rendez-vous manqué avec Central Park, ému par l'histoire d'Ellis Island et émerveillé par la vue splendide sur la ville depuis le sommet du World Trade Center, je me suis juré de revenir un jour mordre dans la Grosse Pomme. Sans savoir la valeur symbolique que mon ticket d'entrée au WTC allait prendre....


Où prendre de la hauteur à New York


Intéressant article d'un excellent blog : http://www.unmondeailleurs.net/new-york-4-juillet-sur-empire-state-building/

Cela étant, pour ceux qui veulent prendre de la hauteur à New York, je conseille plutôt Top of the Rock (sommet du GE Building, Rockefeller Center). Ce building présente en effet plusieurs avantages : 1) magnifique vue sur Central Park au nord (cf. première photo ci-dessous) ; 2) vue sur l'Empire State Building au sud (difficile de prendre ce dernier en photo quand on est dedans !) (deuxième photo) ; 3) beaucoup moins de monde qu'à l'Empire State.






L'idéal est d'y aller à l'ouverture le matin, pour échapper aux queues éventuelles (vous ne serez pas tout seul non plus, faut pas exagérer !). Il est possible d'acheter son ticket à l'avance sur Internet mais il est préférable d'attendre d'être sur place pour choisir le moment le plus propice en fonction du temps.

vendredi 20 juillet 2012

Instantanés de Hong Kong
28 mai-3 juin 2012

Plan du quartier de Tsim Sha Tsui à Hong Kong. Les parties en orange correspondent aux couloirs de la station de métro. C'est un véritable dédale dans lequel il est très facile de se perdre (la station compte une quinzaine de sorties) mais dont on comprend très vite l'intérêt, la clim' offrant un peu de répit par rapport à la chaleur de l'extérieur. 


  Photo prise dans Kowloon Park (en haut à gauche sur le plan précédent). A Hong Kong, les immeubles d'habitation sont souvent très hauts, avec de toutes petites fenêtres. Faute d'espace, la ville affiche un mètre carré parmi les plus chers au monde.




Le port d'Aberdeen, au sud de l'île de HK, offre un décor assez surprenant. Les bateaux de toutes sortes, des plus rudimentaires aux yachts les plus luxueux, sont encerclés par de nombreux immeubles qui semblent défier toute considération esthétique. Une ligne de métro en est cours de construction entre Aberdeen et le centre de Hong Kong, tout proche. Les loyers n'ont pas fini de grimper... 


D'habitude, les temples me sortent un peu par les yeux (!) mais le "Monastère aux 10 000 bouddhas", à Sha Tin, au nord de Tsim Sha Tsui, vaut vraiment le détour. Il faut toutefois relever deux défis avant d'y arriver : 1) réussir à échapper aux faux moines qui essaient de vendre leurs babioles à l'entrée, et surtout 2) gravir le chemin très raide (ou les quelque 400 marches) qui y mènent... Vu les températures qui règnent généralement à HK (autour de 30°, avec une forte humidité), petites natures s'abstenir...


Le meilleur moyen de connaître les activités préférées des personnes qui fréquentent les jardins publics à Hong Kong, c'est souvent de jeter un oeil aux panneaux d'interdiction... Je n'imagine même pas ici à quoi s'expose quelqu'un qui aurait la mauvaise idée de soulager une envie pressante en pleine partie de cartes ou de dés !


mercredi 11 avril 2012

Hong Kong

Prochain voyage : Hong Kong, mégapole de 7 millions d'habitants qui compte deux fois plus de gratte-ciel que New York.

Le territoire a été rétrocédé à la Chine en 1997 après 100 ans d'occupation britannique. Hong Kong est rattaché à la Chine mais bénéficie d'un statut administratif spécial (SAR = "Special Administrative Region") qui permet notamment aux voyageurs français de s'y rendre sans visa.



vendredi 6 avril 2012

L'appel de Londres
22-25 mars 2012

Moins d'un an après mon précédent séjour, me revoilà à Londres, ville trois fois olympique (avant 2012, elle a déjà accueilli les Jeux par deux fois, en 1905 et 1948).

Je constate, depuis la fenêtre de ma chambre, que la tour de Renzo Piano baptisée "The Shard" (littéralement "l'écharde", ci-contre) est presque terminée. Mais déjà, de l'autre côté de la Tamise, en plein coeur de la City, un autre chantier gigantesque est en cours : "The Pinnacle". Devant les images de synthèse du projet, qui donnent une idée du futur visage du quartier (ci-dessous, à gauche), le "Gherkin", qui abrite notamment le siège de la compagnie de réassurance Swiss Re, ferait presque pâle figure (ci-dessous, à droite). Au-delà de ce chantier, les nombreuses grues qui se dressent dans le ciel de la City et le bruit assourdissant des marteaux-piqueurs, omniprésents, annoncent de nouvelles prouesses architecturales qui semblent en effet condamner les constructions existantes - aussi futuristes soient-elles - à une obsolescence immédiate.

Au vu du pas pressé des passants, dont plusieurs manquent de peu de me percuter, je me dis que je dois être le seul touriste à arpenter les rues du quartier ce matin-là. Il est un peu plus de 9h et les gens ont manifestement mieux à faire que d'admirer les monuments, aussi prestigieux soient-ils. Nous sommes après tout en plein coeur de la City, qui génère à elle seule 6% du PIB britannique. On comprend mieux dès lors combien il peut paraître incongru de vouloir prendre son temps... ou des photos, du "Gherkin" ou du splendide Leadenhall Market, tout proche.

Les touristes d'ailleurs ne s'y trompent pas puisqu'ils ne semblent guère s'aventurer à l'est de la Cathédrale St Paul's, et lorsqu'ils le font, c'est généralement pour se rendre directement à la Tour de Londres, où sont conservés les joyaux de la couronne, ou à Tower Bridge, autres incontournables des circuits touristiques.


Si 2012 est une année olympique pour la ville, c'est aussi celle du bicentenaire de la naissance de Charles Dickens, probablement le plus grand écrivain anglais avec (derrière ?) Shakespeare. Parmi les nombreux événements organisés à cette occasion figure l'exposition "Dickens and London", proposée par le Museum of London, à deux pas de St Paul's (ci-dessous, en haut). Cette exposition superbement mise en scène permet de voyager, à travers cinq salles thématiques ("A City of Imagination", "Dickens and The Modern Age", etc.), dans l'oeuvre de l'écrivain et dans le Londres victorien, dont Dickens était un grand connaisseur. Parmi les principaux objets exposés figurent notamment le bureau de l'écrivain et plusieurs manuscrits originaux et jeux d'épreuves. On ne peut s'empêcher de ressentir une certaine émotion devant les manuscrits de David Copperfield ou de Great Expectations annotés par le maître lui-même. Plusieurs tableaux ponctuent également l'exposition, dont le splendide "Dickens' Dream" (Robert Buss, 1875), représentant l'écrivain plongé dans ses pensées et entouré des personnages de ses romans (ci-dessous, en bas). L'exposition souligne également le parcours journalistique de Dickens, qui a débuté sa carrière comme reporter itinérant, et son engagement en faveur des plus démunis. Intitulée "In Life & Death", la dernière salle contient un des "readings desks" (pupitres) dont se servait Dickens pour ses lectures publiques. On apprend qu'il se sera "produit" au total 472 fois en Angleterre et en Amérique, le rythme soutenu de ses conférences finissant par user l'écrivain qui mourra à l'âge de 58 ans, en 1870, avant d'avoir pu terminer "The Mystery of Edwin Drood", son dernier roman.


En ressortant de l'exposition, je suis interpellé dans le hall par une dame d'un certain âge qui m'attire vers une table où sont exposés quelques fragments d'objets anciens, retrouvés dans des fouilles archéologiques non loin du musée. Elle me montre ainsi de vieux clous rouillés, dont elle m'explique qu'ils protégeaient les semelles des sandales des soldats romains qui étaient présents à Londres bien avant qu'émerge la ville moderne. Devant l'enthousiasme grandissant de mon interlocutrice, sans doute encouragée par mon air (faussement) attentif, je trouve un prétexte pour m'éclipser et retrouve le soleil à l'extérieur.

Situé à South Kensington, quartier connu notamment pour ses établissements d'enseignement et ses musées, le Victoria & Albert Museum (V&A Museum ) a fière allure avec ses grands murs de brique rouge (photo du hall, ci-dessous à gauche). A l'exposition temporaire consacrée à la Reine Elizabeth vue par le photographe Cecil Beaton, je préfère les galleries de peinture, où se cotoient des tableaux de Turner, Constable et de peintres moins connus, et la Photographs Gallery, qui propose un panorama succinct mais complet de l'histoire de la photographie, des précurseurs - Daguerre, Muybridge - jusqu'au photo-journalisme et à la photo expérimentale. Aux clichés de Robert Frank ou Diane Arbus répondent ceux de Cartier-Bresson (ci-contre) et d'André Kertesz. Les autres salles du musée proposent des contenus très variés : on passe ainsi sans transition de la sculpture antique au design contemporain, des bijoux aux bandes dessinées (passionnante salle sur l'explosion des "comics" en Grande-Bretagne dans les années 1950), de l'argenterie à la peinture... Ce mélange des genres est quelque peu déconcertant mais il fait aussi la richesse d'un musée qui, bien qu'éclipsé par des concurrents plus prestigieux comme le British Museum ou la National Gallery, mérite tout autant une visite, sa gratuité n'étant pas le moindre de ses avantages...

Sur Exhibition Road, l'avenue qui relie le V&A Museum (et ses deux voisins, le Science Museum et le National History Museum) à Hyde Park au nord, règne un calme qui contraste avec l'agitation de Brompton Road, pourtant toute proche. La présence du grand magasin Harrod's est évidemment pour beaucoup dans l'effervescence ambiante, laquelle n'empêche pas les fumeurs de narguilé de s'adonner à leur plaisir favori sur les terrasses des nombreux cafés situés sur le trottoir opposé.

Je passe ma dernière soirée dans le West End, le quartier des théâtres, qui attire chaque année des millions de touristes venus du monde entier. Sur Shaftesbury Avenue et alentour, la foule se presse pour assister aux représentations des Misérables, de Thriller (ci-dessous, en haut), de Singin' in the Rain (ci-dessous, en bas) ou de The King's Speech, cette dernière pièce ayant été créée avant le film du même nom.


Phantom of the Opera, que l'on pouvait déjà voir dans les années 1980, continue de se jouer à guichets fermés au Majesty's Theatre mais on pourra lui préférer War Horse, déclinaison théâtrale du film de Spielberg. Ce dernier spectacle a déjà rapporté 10 millions de livres depuis sa création en 2009 et symbolise la bonne santé d'une industrie qui semble défier la crise. Selon le magazine Time Out London, les recettes des théâtres londoniens auraient atteint près d'un demi-milliard de livres en 2011 et ce succès n'est pas prêt de s'essouffler avec l'arrivée cet été, en marge des Jeux Olympiques, du World Shakespeare Festival ou de spectacles plus expérimentaux comme Gatz, pièce de huit heures (!) importée de Broadway et basée sur The Great Gatsby, l'oeuvre phare de Francis Scott Fitzgerald. Malgré des prix élevés, dénoncés récemment par Kevin Spacey, directeur du célèbre Old Vic, la manne du théâtre londonien n'est pas prête de se tarir...

2012, année olympique, année Dickens mais aussi année du centenaire du naufrage du Titanic. Alors qu'ITV vient de diffuser le premier épisode d'une mini-série consacrée à la tragédie maritime la plus célèbre au monde, une publicité annonce, dans le métro et dans les journaux, l'ouverture imminente d'un musée sur le navire à Belfast, la ville qui l'a vu naître (ci-dessous, en haut). The Independent on Sunday s'attarde également sur l'autre événement télévisuel du moment - le démarrage de la saison 5 de la série Mad Men sur une chaîne du câble - et propose à cette occasion un quiz spécial à ses lecteurs (ci-dessous, en bas). En cette année de commémoration, le journal donne également la parole, 30 ans après, à des témoins directs ou indirects de la Guerre des Falklands (ou Guerre des Malouines), qui aura marqué le début de l'ère Thatcher. Le témoignage de Margaret Allen, aujourd'hui âgée de 54 ans, est évidemment émouvant mais aussi involontairement drôle. Elle perdra son mari, marin dans la Navy britannique, seulement 15 jours après leur mariage mais aura eu le temps de lui adresser cet avertissement juste avant son départ : "If you die, I will kill you".