vendredi 20 juillet 2012

Instantanés de Hong Kong
28 mai-3 juin 2012

Plan du quartier de Tsim Sha Tsui à Hong Kong. Les parties en orange correspondent aux couloirs de la station de métro. C'est un véritable dédale dans lequel il est très facile de se perdre (la station compte une quinzaine de sorties) mais dont on comprend très vite l'intérêt, la clim' offrant un peu de répit par rapport à la chaleur de l'extérieur. 


  Photo prise dans Kowloon Park (en haut à gauche sur le plan précédent). A Hong Kong, les immeubles d'habitation sont souvent très hauts, avec de toutes petites fenêtres. Faute d'espace, la ville affiche un mètre carré parmi les plus chers au monde.




Le port d'Aberdeen, au sud de l'île de HK, offre un décor assez surprenant. Les bateaux de toutes sortes, des plus rudimentaires aux yachts les plus luxueux, sont encerclés par de nombreux immeubles qui semblent défier toute considération esthétique. Une ligne de métro en est cours de construction entre Aberdeen et le centre de Hong Kong, tout proche. Les loyers n'ont pas fini de grimper... 


D'habitude, les temples me sortent un peu par les yeux (!) mais le "Monastère aux 10 000 bouddhas", à Sha Tin, au nord de Tsim Sha Tsui, vaut vraiment le détour. Il faut toutefois relever deux défis avant d'y arriver : 1) réussir à échapper aux faux moines qui essaient de vendre leurs babioles à l'entrée, et surtout 2) gravir le chemin très raide (ou les quelque 400 marches) qui y mènent... Vu les températures qui règnent généralement à HK (autour de 30°, avec une forte humidité), petites natures s'abstenir...


Le meilleur moyen de connaître les activités préférées des personnes qui fréquentent les jardins publics à Hong Kong, c'est souvent de jeter un oeil aux panneaux d'interdiction... Je n'imagine même pas ici à quoi s'expose quelqu'un qui aurait la mauvaise idée de soulager une envie pressante en pleine partie de cartes ou de dés !


mercredi 11 avril 2012

Hong Kong

Prochain voyage : Hong Kong, mégapole de 7 millions d'habitants qui compte deux fois plus de gratte-ciel que New York.

Le territoire a été rétrocédé à la Chine en 1997 après 100 ans d'occupation britannique. Hong Kong est rattaché à la Chine mais bénéficie d'un statut administratif spécial (SAR = "Special Administrative Region") qui permet notamment aux voyageurs français de s'y rendre sans visa.



vendredi 6 avril 2012

L'appel de Londres
22-25 mars 2012

Moins d'un an après mon précédent séjour, me revoilà à Londres, ville trois fois olympique (avant 2012, elle a déjà accueilli les Jeux par deux fois, en 1905 et 1948).

Je constate, depuis la fenêtre de ma chambre, que la tour de Renzo Piano baptisée "The Shard" (littéralement "l'écharde", ci-contre) est presque terminée. Mais déjà, de l'autre côté de la Tamise, en plein coeur de la City, un autre chantier gigantesque est en cours : "The Pinnacle". Devant les images de synthèse du projet, qui donnent une idée du futur visage du quartier (ci-dessous, à gauche), le "Gherkin", qui abrite notamment le siège de la compagnie de réassurance Swiss Re, ferait presque pâle figure (ci-dessous, à droite). Au-delà de ce chantier, les nombreuses grues qui se dressent dans le ciel de la City et le bruit assourdissant des marteaux-piqueurs, omniprésents, annoncent de nouvelles prouesses architecturales qui semblent en effet condamner les constructions existantes - aussi futuristes soient-elles - à une obsolescence immédiate.

Au vu du pas pressé des passants, dont plusieurs manquent de peu de me percuter, je me dis que je dois être le seul touriste à arpenter les rues du quartier ce matin-là. Il est un peu plus de 9h et les gens ont manifestement mieux à faire que d'admirer les monuments, aussi prestigieux soient-ils. Nous sommes après tout en plein coeur de la City, qui génère à elle seule 6% du PIB britannique. On comprend mieux dès lors combien il peut paraître incongru de vouloir prendre son temps... ou des photos, du "Gherkin" ou du splendide Leadenhall Market, tout proche.

Les touristes d'ailleurs ne s'y trompent pas puisqu'ils ne semblent guère s'aventurer à l'est de la Cathédrale St Paul's, et lorsqu'ils le font, c'est généralement pour se rendre directement à la Tour de Londres, où sont conservés les joyaux de la couronne, ou à Tower Bridge, autres incontournables des circuits touristiques.


Si 2012 est une année olympique pour la ville, c'est aussi celle du bicentenaire de la naissance de Charles Dickens, probablement le plus grand écrivain anglais avec (derrière ?) Shakespeare. Parmi les nombreux événements organisés à cette occasion figure l'exposition "Dickens and London", proposée par le Museum of London, à deux pas de St Paul's (ci-dessous, en haut). Cette exposition superbement mise en scène permet de voyager, à travers cinq salles thématiques ("A City of Imagination", "Dickens and The Modern Age", etc.), dans l'oeuvre de l'écrivain et dans le Londres victorien, dont Dickens était un grand connaisseur. Parmi les principaux objets exposés figurent notamment le bureau de l'écrivain et plusieurs manuscrits originaux et jeux d'épreuves. On ne peut s'empêcher de ressentir une certaine émotion devant les manuscrits de David Copperfield ou de Great Expectations annotés par le maître lui-même. Plusieurs tableaux ponctuent également l'exposition, dont le splendide "Dickens' Dream" (Robert Buss, 1875), représentant l'écrivain plongé dans ses pensées et entouré des personnages de ses romans (ci-dessous, en bas). L'exposition souligne également le parcours journalistique de Dickens, qui a débuté sa carrière comme reporter itinérant, et son engagement en faveur des plus démunis. Intitulée "In Life & Death", la dernière salle contient un des "readings desks" (pupitres) dont se servait Dickens pour ses lectures publiques. On apprend qu'il se sera "produit" au total 472 fois en Angleterre et en Amérique, le rythme soutenu de ses conférences finissant par user l'écrivain qui mourra à l'âge de 58 ans, en 1870, avant d'avoir pu terminer "The Mystery of Edwin Drood", son dernier roman.


En ressortant de l'exposition, je suis interpellé dans le hall par une dame d'un certain âge qui m'attire vers une table où sont exposés quelques fragments d'objets anciens, retrouvés dans des fouilles archéologiques non loin du musée. Elle me montre ainsi de vieux clous rouillés, dont elle m'explique qu'ils protégeaient les semelles des sandales des soldats romains qui étaient présents à Londres bien avant qu'émerge la ville moderne. Devant l'enthousiasme grandissant de mon interlocutrice, sans doute encouragée par mon air (faussement) attentif, je trouve un prétexte pour m'éclipser et retrouve le soleil à l'extérieur.

Situé à South Kensington, quartier connu notamment pour ses établissements d'enseignement et ses musées, le Victoria & Albert Museum (V&A Museum ) a fière allure avec ses grands murs de brique rouge (photo du hall, ci-dessous à gauche). A l'exposition temporaire consacrée à la Reine Elizabeth vue par le photographe Cecil Beaton, je préfère les galleries de peinture, où se cotoient des tableaux de Turner, Constable et de peintres moins connus, et la Photographs Gallery, qui propose un panorama succinct mais complet de l'histoire de la photographie, des précurseurs - Daguerre, Muybridge - jusqu'au photo-journalisme et à la photo expérimentale. Aux clichés de Robert Frank ou Diane Arbus répondent ceux de Cartier-Bresson (ci-contre) et d'André Kertesz. Les autres salles du musée proposent des contenus très variés : on passe ainsi sans transition de la sculpture antique au design contemporain, des bijoux aux bandes dessinées (passionnante salle sur l'explosion des "comics" en Grande-Bretagne dans les années 1950), de l'argenterie à la peinture... Ce mélange des genres est quelque peu déconcertant mais il fait aussi la richesse d'un musée qui, bien qu'éclipsé par des concurrents plus prestigieux comme le British Museum ou la National Gallery, mérite tout autant une visite, sa gratuité n'étant pas le moindre de ses avantages...

Sur Exhibition Road, l'avenue qui relie le V&A Museum (et ses deux voisins, le Science Museum et le National History Museum) à Hyde Park au nord, règne un calme qui contraste avec l'agitation de Brompton Road, pourtant toute proche. La présence du grand magasin Harrod's est évidemment pour beaucoup dans l'effervescence ambiante, laquelle n'empêche pas les fumeurs de narguilé de s'adonner à leur plaisir favori sur les terrasses des nombreux cafés situés sur le trottoir opposé.

Je passe ma dernière soirée dans le West End, le quartier des théâtres, qui attire chaque année des millions de touristes venus du monde entier. Sur Shaftesbury Avenue et alentour, la foule se presse pour assister aux représentations des Misérables, de Thriller (ci-dessous, en haut), de Singin' in the Rain (ci-dessous, en bas) ou de The King's Speech, cette dernière pièce ayant été créée avant le film du même nom.


Phantom of the Opera, que l'on pouvait déjà voir dans les années 1980, continue de se jouer à guichets fermés au Majesty's Theatre mais on pourra lui préférer War Horse, déclinaison théâtrale du film de Spielberg. Ce dernier spectacle a déjà rapporté 10 millions de livres depuis sa création en 2009 et symbolise la bonne santé d'une industrie qui semble défier la crise. Selon le magazine Time Out London, les recettes des théâtres londoniens auraient atteint près d'un demi-milliard de livres en 2011 et ce succès n'est pas prêt de s'essouffler avec l'arrivée cet été, en marge des Jeux Olympiques, du World Shakespeare Festival ou de spectacles plus expérimentaux comme Gatz, pièce de huit heures (!) importée de Broadway et basée sur The Great Gatsby, l'oeuvre phare de Francis Scott Fitzgerald. Malgré des prix élevés, dénoncés récemment par Kevin Spacey, directeur du célèbre Old Vic, la manne du théâtre londonien n'est pas prête de se tarir...

2012, année olympique, année Dickens mais aussi année du centenaire du naufrage du Titanic. Alors qu'ITV vient de diffuser le premier épisode d'une mini-série consacrée à la tragédie maritime la plus célèbre au monde, une publicité annonce, dans le métro et dans les journaux, l'ouverture imminente d'un musée sur le navire à Belfast, la ville qui l'a vu naître (ci-dessous, en haut). The Independent on Sunday s'attarde également sur l'autre événement télévisuel du moment - le démarrage de la saison 5 de la série Mad Men sur une chaîne du câble - et propose à cette occasion un quiz spécial à ses lecteurs (ci-dessous, en bas). En cette année de commémoration, le journal donne également la parole, 30 ans après, à des témoins directs ou indirects de la Guerre des Falklands (ou Guerre des Malouines), qui aura marqué le début de l'ère Thatcher. Le témoignage de Margaret Allen, aujourd'hui âgée de 54 ans, est évidemment émouvant mais aussi involontairement drôle. Elle perdra son mari, marin dans la Navy britannique, seulement 15 jours après leur mariage mais aura eu le temps de lui adresser cet avertissement juste avant son départ : "If you die, I will kill you".


vendredi 20 janvier 2012

Ma liste de lecture (3)

Alain de Botton convoque quelques grands auteurs (Flaubert, Huysmans, Baudelaire...) et ses souvenirs personnels pour esquisser une réflexion originale sur le thème du voyage. Pourquoi voyageons-nous ? Quel sens donner au voyage ? Le voyage permet-il de se fuir soi-même ou au contraire de se retrouver ? Autant de questions auxquelles chacun apportera ses réponses personnelles.

On remarquera au passage que la couverture de l'édition française ressemble furieusement à la photo de mon blog !

Titre de l'ouvrage original : The Art of Travel.

jeudi 19 janvier 2012

Ma liste de lecture (2)

Présentation sur le site de l'auteur :

"We all spend longer than we would like waiting around in airports, but we rarely discover anything about our fellow travellers or those who work there.

In the summer of 2009, however, Alain de Botton was given unprecedented, unrestricted access to wander around Heathrow, one of the world’s biggest airports, having been appointed its Writer-in-Residence. He spoke with everyone from airline staff and senior executives to travellers passing through, and based on these conversations he produced this extraordinary account of life at an airport and what it says about modern existence.

Working with the renowned documentary photographer Richard Baker, he explores the magical and the mundane, and the stories that inhabit this strange ‘non-place’ that we are usually eager to leave. Taking the reader through the departures lounge, ‘airside’ and the arrivals hall, de Botton shows with his usual combination of wit and wisdom that spending time in an airport can be more useful and more revealing than we might think."

Cet ouvrage est également disponible en français, sous le titre "Une semaine à l'aéroport". Alain de Botton est aussi l'auteur de "The Art of Travel", disponible en français aux éditions Pocket sous le titre "L'art du voyage".

vendredi 13 janvier 2012

Ma liste de lecture (1)


Présentation par l'éditeur :

"'Dark tourism is the act of travel and visitation to sites, attractions and exhibitions which have real or recreated death, suffering or the seemingly macabre as a main theme' Ever since he can remember, Dom Joly has been fascinated by travel to odd places. In part this stems from a childhood spent in war-torn Lebanon, where instead of swapping marbles in the schoolyard, he had a shrapnel collection -- the schoolboy currency of Beirut. Dom's upbringing was interspersed with terrifying days and nights spent hunkered in the family basement under Syrian rocket attack or coming across a pile of severed heads from a sectarian execution in the pine forests near his home. These early experiences left Dom with a profound loathing for the sanitized experiences of the modern day travel industry and a taste for the darkest of places. And in this brilliantly odd and hilariously told travel memoir, Dom Joly sets out on a quest to visit those destinations from which the average tourist would, and should, run a mile. The more insalubrious the place, the more interesting is the journey and so we follow Dom as he skis in Iran on segregated slopes, spends a weekend in Chernobyl, tours the assassination sites of America and becomes one of the few Westerners to be granted entry into North Korea. Eventually Dom journeys back to his roots in Beirut only to discover he was at school with Osama Bin Laden. Funny and frightening in equal measure, this is a uniquely bizarre and compelling travelogue from one of the most fearless and innovative comedians around."
La citation du jour

"The cool thing about being famous is traveling. I have always wanted to travel across seas, like to Canada and stuff." (Britney Spears)